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Le penseur
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Le penseurDerniers débats : Dernier message dans ce débat : debat (2012-04-23 23:19:12) Voter : Des convictions et des comptes en banque Le premier tour a enfin eu lieu, achevant ainsi une campagne des plus vides et le moral des troupes au passage. Mais le pire reste sans doute devant nous, la haine semble s'installer un peu plus entre la gauche et la droite... et nous ne parlons pas des politiques ou des militants mais bien des gens ordinaires, de vous et moi. Que ce soit sur Facebook ou lors de simples conversations, la guerre des idées se place chaque fois un peu plus au-dessous de la ceinture, n'est-ce pas également votre impression ? Mais pour qui ou quoi vote-t-on en réalité ? Pour des convictions, des idées ? Sans doute, mais il est grand temps de se rappeler ce qu'est une idée avant de s'embarquer sur ces champs de bataille nauséabonds. "Mourir pour des idées, oui, mais de mort lente" disait le poète (Georges Brassens), d'autant plus lorsqu'il s'agit des idées des autres. Une idée n'est ni plus ni moins qu'une représentation de l'esprit se construisant à partir d'images diffuses définies (après d'innombrables transformations effectuées par le cerveau) par la superposition des appétits et de la mémoire, autrement dit ce que nous sommes et de ce que nous avons été. Spinoza l'aurait sûrement expliqué mieux que quiconque, grosso-modo notre vote est soit le reflet de notre compte en banque (les gens votant à droite sont en moyenne plus riches et comptent le rester - c'est là du bon sens individuel - encore que les très très riches [qui ont plus à perdre du malheur du grand nombre] ou les très riches âgés [qui ont moins à perdre] ont les moyens - et le bon sens individuel là aussi - de voter à gauche), soit le reflet de notre éducation ou d'une symbolique propre à chacun (bien que riche on peut voter à gauche par charité, par culpabilité, par amour etc...). Toute personne a ses raisons, c'est pour cela que chaque pays "pense" différemment et que finalement le "bon / juste" choix n'existe pas, chaque vote est un vote de circonstance, de contexte. Le vote communiste, socialiste, de droite, voire d'extrême droite peut être justifié selon les différentes caractéristiques d'un pays, à commencer par son nombre d'habitants, sa morphologie, son histoire, son voisinage etc... Alors puisque chacun ne fait de toutes façons que défendre son bout de viande (que ce soit au sens propre ou à un niveau symbolique), ayons la décence de le reconnaître. Et pourquoi pas au niveau des politiques - ne rêvons pas pour autant - comme au nôtre au lieu d'attiser le mépris et la haine de l'autre, pour le riche ou le pauvre, selon le point de vue d'où on se place. Tout le monde en ressortirait gagnant, et finalement c'est, me semble-t-il, le principe même de la vie en société. Je dois bien avouer, après avoir choisi de voter pour mes "convictions de circonstance" plutôt que de voter "utile", que je n'ai dans le contexte actuel qu'une hâte : voir Hollande gagner et voir le pays logiquement continuer de sombrer (quoiqu'un peu plus vite sans doute - mais ce n'est pas forcément à mal) en y ajoutant une belle série de manifestations quelques mois à peine après la nomination d'un gouvernement qui risque de mettre rapidement fin aux illusions restantes. Source : Youtube Utilisateurs enregistrés en ligne : En ligne : 7 internautes , 0 membres et 7 visiteurs. Le fil RSS pour suivre les débats
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